CODE DE LA ROUTE
Vers de nouveaux amendements
La route est une hécatombe. Un simple
véhicule s’est transformé ces dernières années en une
arme. Le terrorisme routier a encore sévi ces neuf
premiers mois en faisant 2 550 morts, comptabilisé-uniquement par la Gendarmerie nationale.

De nouvelles mesures sont prévues, dès le début de cette année, pour essayer d’endiguer le phénomène. Il s’agit notamment d’introduire des amendements à la loi 2004 relative au code de la route et la mise en place de nouveaux programmes de passage du permis de conduire.
Dans près de 90%
des accidents de la route, le facteur humain qui e
st mis
en cause. C’est en se basant sur cette donnée qu’une
stratégie a été mise en place pour mettre un frein à
l’hécatombe routière.
Après l’accalmie de 2005, du fait de l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur le code de la route, le nombre d’accidents est reparti à la hausse. Le directeur général du Centre national de prévention et de sécurité routières (CNPSR), El-Hachemi Boutalbi, a souligné que l’objectif à court terme est de ne plus avoir d’augmentation de morts ou de blessés. «En comparaison, le nombre de décès durant les neuf premiers mois de cette année et ceux de l’année dernière, il y a une stabilisation», a précisé, El-Hachemi Boutalbi, lors de son passage, à l’émission «Le rendez-vous du jeudi» de la Chaine II.
Ce divis
ionnaire a annoncé, en
expliquant les nouvelles mesures entrant en vigueur
l’année prochaine, la révision du système de passage du permis de conduire au sein des auto-écoles. Plus
question que chaque auto-école fasse à sa convenance.
«La méthode pédagogique d’apprentissage sera revue et
uniformisée. Des programmes tracés et uniformisés seront
élaborés», a indiqué l’invité de la Chaîne II.
Actuellement, chaque autoécole ajuste à sa g
uise les
heures d’apprentissage sans prendre en considération
l’assimilation du futur conducteur. «Il faut intégrer
les méthodes modernes de l’audiovisuel à titre
d’exemple», a encore plaidé le directeur général du CNPSR. De même, a annoncé ce responsable, les méthodes
de passage de l’examen du permis de conduire, code ou conduite, seront modernisées. Ceci, sans toutefois
préciser les nouvelles mesur
es prises. Ce sont là les
quelques conclusions auxquelles est parvenue une étude
réalisée par un laboratoire spécialisé de l’université
de Bouzaréah dans le cadre d’une convention signée avec
le CNPSR pour la mise en place d’un système de formation
des conducteurs. «Une journée d’étude sera organisée
avant la fin de l’année avec les spécialistes et les
cadres du secteur concernés par cette question pour
pendre connaissance des recommandations de cette étude»,
a souligné le directeur général du CNPSR.
Quant aux
moyens dégagés pour la mise en place de cette politique,
l’inv
ité de l’émission assure qu’ils sont disponibles.
«Le ministre des Transports suit de près cette question.
A ce titre, il est à noter que l’association Russeau a
organisé récemment une journée d’étude sur le code de la
route. L’expérience de l’Afrique du Sud a été aussi
sollicitée», a déclaré El-Hachemi Boutalbi. Interrogé
sur l’introduction du permis à points, le directeur
général du CNPSR a relevé que les mesures de la loi 2004
sont encore plus sévères. «Dans 34 cas, le permis de
conduire est retiré sur place», a-t-il relevé.
Néanmoins, celui-ci a souligné que des vides juridiques
ont été relevés par la Sûreté nationale et la
Gendarmerie nationale et ont demandé l’introduction
d’amendements à cette loi. «Il s’agit notamment du
recouvrement des amendes forfaitaires.

Les propositions faites par ces deux corps plaident pour l’introduction de mesures répressives plus importantes », a ajouté El-Hachemi Boutalbi. Ce dernier a annoncé qu’en coordination avec l’université de Mostaganem, un réseau reliant ce centre, la Direction générale de la Sûreté nationale et la Gendarmerie nationale sera mis en place pour connaître les causes des accidents routiers. Cette action permettra d’en connaître les facteurs et les analyser.
Meriem Ouyahia - Alger (Le Soir)


Pourquoi
le sel que l'on met sur la route fait-il fondre le verglas ?
avec la glace, les molécules d'eau passeront plus facilement de l'eau à la
glace que de la glace à l'eau. La glace fond donc plus vite ainsi. Il faut
noter que, outre les quantités souvent scandaleuses de sel qui sont
déversées sur les routes, d'autres produits, plus nocifs pour
l'environnement, sont utilisés parce qu'il se dissocient en plus d'ions que
1 sodium + 1 chlore, et sont donc légèrement plus efficaces.

