Astuces 

Pourquoi les roues de voitures semblent tourner à l'envers quand elles tournent ?

En fait, le principe est simple. L'oeil humain ne voit une image qu'à une certaine fréquence.
L'oeil n'enregistre donc que des images fixes un certain nombre de fois par secondes (principes utilisé pour le cinéma, on fait défiler 24 images en 1 seconde, l'oeil ne voit pas les changements, et il perçoit une animation fluide).

Pour la roue, à partir d'une certaine vitesse, l'oeil perçoit une image juste avant qu'elle ait effectué sa rotation complète.
Donc, à cette fréquence, chaque image semble présenter la roue dans une position qu'elle aurait juste un instant avant l'image précédente.
Donc on a l'impression de voir la roue tourner à l'envers.
 

Top info

Un Ramadan des plus meurtriers en Algérie 
Qui arrêtera le massacre sur les routes ?
Le mois de Ramadhan a été meurtrier sur les routes. Le nombre des victimes des accidents de la route a visiblement augmenté durant les trois premières semaines du mois de Ramadhan où on enregistre près de 150 morts et plus de 1.700 blessés.
Ce lourd bilan risque de s’alourdir encore, si rien n’est fait, durant les derniers jours du mois sacré qui enregistrent des pics dans le trafic automobile, beaucoup de gens rentrent chez eux pour passer la fête de l’Aïd avec leurs proches. Selon les chiffres communiqués par les services de sécurité, ce mois de Ramadhan a été le plus meurtrier avec une moyenne de huit morts et une centaine de blessés par jour. Le constat est alarmant.
Le nombre des accidents, qui a dépassé la barre symbolique de 1.000, a presque doublé par rapport à la même période de l’année écoulée. Les quatre dernières heures avant la rupture du jeûne sont les plus fatidiques pour les usagers de la route, puisqu’on constate que la majorité des accidents sont enregistrés entre 15h00 et 19h00 avec une pointe durant la dernière heure précédant le f’tour. La moitié des hécatombes de la route sont survenues durant les trois dernières heures de la journée. Les exemples de drames enregistrés quelques heures avant la rupture du jeûne ne manquent pas, à commencer par la dernière hécatombe qui a été enregistrée l’après-midi de samedi à Chlef et qui a coûté, selon un bilan toujours provisoire, la vie à 12 personnes en arrivant.
Un autre accident qui s’est produit à quelques minutes du f’tour à Batna avait coûté la vie à quatre personnes, alors que deux autres ont été blessées suite à une collision entre deux véhicules dans la commune de Aïn Yaghout. Durant cette même journée, un autre accident s’est produit dans la localité de Oued El-Gourdi, commune de Fesdis, après le télescopage de deux voitures faisant un mort et des blessés légers.
A l’origine des accidents : le facteur humain...
Durant ce mois, la route a fait de nombreuses victimes. Ainsi à Biskra, un accident a coûté la vie à cinq occupants d’un taxi qui est entré en collision avec un poids lourd. Dans la localité de Chelghoum Laïd, un carambolage entre trois véhicules s’est soldé par la mort de quatre personnes. Il y a aussi la wilaya de M’sila qui a connu un grave accident sur la route nationale n°40 et qui a coûté la vie à trois personnes, alors que deux autres ont été blessées.
Ces drames et les chiffres communiqués par les services de sécurité révèlent que la majorité des hécatombes sont dues au facteur humain (excès de vitesse, dépassements dangereux, non-respect du code de la route, manque de vigilance...).
Les dernières heures avant la rupture du jeûne sont les plus fatales pour les usagers de la route pour la simple raison que les automobilistes sont pressés de rentrer chez eux. Mais il y a aussi le manque de vigilance de certains automobilistes qui, après des heures de jeûne et de veillée ramadanesque, ne sont plus en état de conduire.
La lourdeur du bilan pousse à s’interroger sérieusement sur l’efficacité des dernières mesures introduites par les pouvoirs publics pour faire baisser le nombre des victimes sur les routes.
News

La ligne bleue .. ! ! !

Seuls les transports en commun de moins de dix ans, les véhicules particuliers utilisés pour le covoiturage circulant avec trois personnes et plus, les taxis en service, ou encore les véhicules prioritaires des différents corps constitués peuvent emprunter cette ligne, a indiqué la wilaya d’Alger dans un communiqué rendu public une semaine avant la date butoir. Selon la wilaya, il sera strictement interdit aux autres véhicules d’emprunter cette ligne bleue sans pour autant indiquer la sanction. Les automobilistes se verront aussi rabroués s’ils décident, par mégarde, de s’arrêter ou de réduire la vitesse sans raison sur cette ligne bleue. Ainsi, le mis en cause sera obligé de quitter le couloir et aller dans les deux autres qui lui sont interdits.

des explications officielles de la wilaya d’Alger, concernant la mise en place de la ligne bleue, séparant la voie de gauche des voies centrales, s’étendant de la commune de Zéralda à Réghaïa sur une quinzaine de km à l’ouest d’Alger, les Algérois n’arrivent toujours pas à comprendre son utilité. Cette ligne bleue destinée au covoiturage demeure énigmatique et sujette à moult interprétations les plus farfelues.

Les raisons ? Manque d’information sur son usage. Le comble de l'ironie, c'est la surprise affichée par les agents de la circulation et de la Gendarmerie nationale lorsque nous leur avons posé la question sur cette fameuse ligne.
Les représentants de ces deux départements ne comprennent toujours pas les raisons de cette décision et encore moins la notion de covoiturage. Ils avouent être intrigués par celle-ci qui s’ajoute aux lignes, classiques, connues du code international de la route. Ils regrettent que les seules informations dont ils disposent émanent de la radio.

Une confusion générale à trois jours de l’application d’une loi qui réglemente cette nouvelle trouvaille. “Sincèrement, je ne sais pas à quoi servira cette ligne, il faut dire qu’il n’y a eu aucune campagne d’information, ils nous ont mis devant le fait accompli. Mais je crois que c’est une ligne réservée au corps diplomatique ou aux délégations officielles comme à l’époque de la ligne verte”, a déclaré Abdelghani, un agent de police de la circulation.

Son collègue a dû faire appel à la presse pour nous expliquer l’utilité de cette ligne. “C’est écrit dans le journal, elle est destinée au covoiturage”. Interrogés à ce sujet, bon nombre de citoyens se montrent pour le moins confus, ne sachant quelle est l’usage exact de ladite voie.

Quant aux spéculations qui vont bon train, elles avancent des hypothèses que suggère la plaque de signalisation aussi énigmatique : il s'agirait, selon les plus clairvoyants, d'encourager la non-utilisation du véhicule pour limiter les gaz d'échappement et réduire le taux de pollution, d’autres évoqueront l’interdiction de circuler aux anciennes voitures pour la fluidité du trafic routier.

Selon la plaque, s'il y a plus de deux personnes dans un véhicule, il est autorisé à rouler sur la ligne bleue. S'il y a une seule personne, il ne peut rouler que sur la voie du milieu ou de droite. Un conducteur de taxi de la capitale affiche une mine déconcertée et nous fait part de sa surprise. L’on retrouve la même incapacité à préciser l’utilité de la voie chez beaucoup de conducteurs.

Pourtant, la fameuse ligne n’est pas la trace d’un “schtroumpf bleu écrasé sur la voie rapide”, comme suggéré par un usager. Le mystère fut dévoilé depuis quelques jours mais les automobilistes ne comprennent pas la notion de covoiturage. “Cet espace est réservé aux véhicules prioritaires, les véhicules de transport en commun de moins de 10 ans, les taxis, les véhicules particuliers utilisés pour le covoiturage, circulant avec au moins trois personnes à bord sont également autorisés à circuler sur cette voie”, a expliqué de son côté M. Lazouni.

En vertu de l'arrêté du wali d'Alger, il est strictement interdit à tout conducteur de s'arrêter, de stationner ou de réduire sa vitesse de manière anormale sur cette voie. Comme il est tenu de quitter la voie réservée lorsque son véhicule circule à une vitesse réduite susceptible de diminuer la fluidité du trafic. “Cette ligne a été conçue pour une meilleure fluidité et une rapidité du trafic, une économie du temps et du carburant ainsi que l'utilisation optimale des infrastructures routières”, est-il indiqué.

Quant au respect de l’application de cette loi, M. Lazouni a exprimé des doutes. “Nos autoroutes ont été conçues pour 20 000 véhicules et on est arrivé à 60 000 voitures, on devait trouver une solution. Il fallait commencer d’abord par des campagnes d’information et expliquer la notion de covoiturage. C’est normal que les citoyens n’arrivent pas à comprendre cette notion, ils se sont retrouvés avec une ligne bleue du jour au lendemain”, a-t-il dit.

Rappelant que la voie de l'extrême droite, limitée par une ligne jaune, est réservée aux secours, donc interdite à la circulation et la voie à l’extrême gauche pour le covoiturage, il reste donc que la voie du milieu pour circuler sur les voie rapides !

Covoiturage, une notion incompréhensible pour les Algériens

Créé par des étudiants post-soixante-huitards soucieux de voyager à moindre frais, le covoiturage est devenu une nouvelle forme de transport dans plusieurs pays occidentaux, où il existe réellement des autoroutes à six voies et la vitesse minimale est de 100 km/h. Si ce procédé a été réalisé avec succès sous d’autres cieux, notamment aux États-Unis, au Canada ou encore en Allemagne, il n'est pas évident qu'il en soit de même dans notre pays qui ne compte que des routes départementales et à grande circulation, avec seulement trois voies sur certains tronçons, à défaut d'autoroutes.

Déjà que la bande jaune complique la circulation et rend l'autoroute plus étroite pour des usagers indisciplinés, qui ne respectent pas le code de la route et manquent de civisme. Demander à un automobiliste de ne pas utiliser son véhicule, ou de le partager avec d’autres personnes, c’est demander quelque chose de pratiquement irréalisable dans un pays où le terrorisme n’a pas encore été vaincu où la criminalité prend de l’ampleur. Encore faudrait-il inscrire cette habitude dans le quotidien des usagers de la route.

Plusieurs personnes interrogées n’ont aucune notion du covoiturage, un procédé qui consiste à partager son véhicule avec d’autres personnes, afin de limiter le nombre de voitures en circulation et donc désengorger les routes et par conséquent créer plus de fluidité ainsi que l’amélioration de la qualité de l’air et une économie de temps et de carburant. Nesrine, une jeune automobiliste est catégorique : “Je ne partagerai jamais mon véhicule avec des inconnus, même si ce sont des collègues de travail ou encore une personne du quartier. On ne connaîtra jamais assez bien son voisin ou encore son collègue...” Un avis partagé par des agents de police qui ne voient pas en cette initiative une solution aux problèmes de mauvaise circulation sur nos routes.

Effectivement, avec le rétrécissement de la chaussée qui ne laisse plus au conducteur “solitaire” une autre alternative, sinon circuler sur l’unique voie du milieu, ne risquerait-il pas, au contraire d’encombrer celle-ci ? “Si j’ai acheté un véhicule, c’est pour être libre de me déplacer, je refuse de dépendre des gens. Je ne suis pas un taxi clandestin. Même s’il faut rouler sur la voie du milieu à une vitesse de 40km/h”, s’offusque un conducteur.

Pour la plupart des automobilistes, le covoiturage ne résoudra pas le problème de l’encombrement. “Il vaut mieux développer le transport public, et décentraliser la capitale, au lieu d’importer des idées d’ailleurs qui ne collent pas à la société algérienne. S’il existe un transport bien organisé et rapide à l’image des métros, ou encore des bus toutes les cinq minutes, personne ne va utiliser son véhicule”, propose un chauffeur de taxi.

Un autre nous parlera du code pair et impair appliqué dans certain pays. “Il suffit d’autoriser des véhicules immatriculés avec des chiffres pairs de circuler certains jours de la semaine et les autres voitures les jours qui restent”, propose un ressortissant jordanien rencontré à Alger. Autant de propositions pour expliquer que cette nouvelle ligne bleue ne fera que compliquer les choses, car il faut d’abord trouver des solutions pour les dépassements et le respect du code Rousseau. Abdelghani, un officier de police estime qu’une “éducation de la route” est indispensable, ajoutant que “nous résoudrons nos problèmes, lorsque cesseront les recours aux interventions pour échapper aux amendes”.

En attendant une nouvelle innovation, les Algériens se contenteront d’une voie rapide très colorée à l’image des grandes idées des initiateurs de la ligne bleue, qui n’est même pas fluorescente, donc invisible la nuit.

Enquête

 

La fameuse bande bleue qui s’étale sur la rocade sud d’Alger (Ben Aknoun-Dar El Beïda) ne fait pas l’unanimité auprès des usagers de la route.
Il suffit de faire un tour sur cette  autoroute pour percevoir un flagrant rejet de la décision émise la semaine passée par les services de la wilaya. Les automobilistes continuent à l’emprunter de la manière la plus classique et sans aucun égard aux nouvelles instructions. L’absence d’un contrôle des services de la police ajoutée à un manque de médiatisation ont certes grandement contribué à cette «désobéissance collective» qui traduit non seulement l’inefficacité de cette mesure mais également la saturation des réseaux routiers dans la capitale.
Visant l’encouragement du covoiturage en réservant la bande gauche aux voitures comportant plus de trois personnes, cette décision a soulevé une vive réaction aussi bien de la part des usagers de la route que par les experts et spécialistes qui voient en elle une forme d’empressement «cette bande existe certes au niveau de l’Europe mais il faut savoir que ces pays renferment des réseaux d’autoroutes de 2 fois 4, voire même en 2 fois 5» nous dit un expert dans les transports en précisant que le réseau autoroutier en Algérie est souvent réalisé en 2 fois 3. Si elle venait à être généralisée, l’instruction de la wilaya sera surtout de nature à pénaliser les automobilistes. La bande d’arrêt d’urgence d’un coté, et la bande bleue de l’autre, il ne restera à ceux  qui préfèrent rouler en solo, et ils seront certainement majoritaires, que deux bandes voire une sur certains axes.
Le réseau routier d’Alger s’élargit à la faveur d’une amélioration progressive du trafic mais demeure encore en deçà des besoins exprimés. La saturation de nos routes rend illogique l’instauration de cette ligne bleue et le dispatching des usagers de la route sur des couloirs. Il aurait été plus raisonnable de faire sortir cette mesure, dont l’impact positif sur l’environnement est avéré, une fois la pression sur nos routes totalement écartée car il est dommage de voir que des travaux de dédoublement des routes nationales (RN36, RN24, RN11, et RN8) qui visent à élargir le champs aux automobilistes soient finalement estropiés par une mesure qui limite le droit à la libre circulation.

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