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Astuces |
Pourquoi
les roues de voitures semblent tourner à l'envers quand elles tournent ?
En fait, le principe est simple. L'oeil humain ne voit une image qu'à une
certaine fréquence.
L'oeil n'enregistre donc que des images fixes un certain nombre de fois par
secondes (principes utilisé pour le cinéma, on fait défiler 24 images en 1
seconde, l'oeil ne voit pas les changements, et il perçoit une animation
fluide).
Pour la roue, à partir d'une certaine vitesse, l'oeil perçoit une image
juste avant qu'elle ait effectué sa rotation complète.
Donc, à cette fréquence, chaque image semble présenter la roue dans une
position qu'elle aurait juste un instant avant l'image précédente.
Donc on a l'impression de voir la roue tourner à l'envers.
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News
La ligne
bleue .. ! ! !

Seuls les
transports en commun de moins de dix ans, les véhicules
particuliers utilisés pour le covoiturage circulant avec
trois personnes et plus, les taxis en service, ou encore
les véhicules prioritaires des différents corps
constitués peuvent emprunter cette ligne, a indiqué la
wilaya d’Alger dans un communiqué rendu public une
semaine avant la date butoir. Selon la wilaya, il sera
strictement interdit aux autres véhicules d’emprunter
cette ligne bleue sans pour autant indiquer la sanction.
Les automobilistes se verront aussi rabroués s’ils
décident, par mégarde, de s’arrêter ou de réduire la
vitesse sans raison sur cette ligne bleue. Ainsi, le mis
en cause sera obligé de quitter le couloir et aller dans
les deux autres qui lui sont interdits.
des explications
officielles de la wilaya d’Alger, concernant la mise en place de la ligne bleue,
séparant la voie de gauche des voies centrales, s’étendant de la commune de
Zéralda à Réghaïa sur une quinzaine de km à l’ouest d’Alger, les Algérois
n’arrivent toujours pas à comprendre son utilité. Cette ligne bleue destinée au
covoiturage demeure énigmatique et sujette à moult interprétations les plus
farfelues.
Les raisons ? Manque d’information sur son usage. Le comble de l'ironie, c'est
la surprise affichée par les agents de la circulation et de la Gendarmerie
nationale lorsque nous leur avons posé la question sur cette fameuse ligne.
Les représentants de ces deux départements ne comprennent toujours pas les
raisons de cette décision et encore moins la notion de covoiturage. Ils avouent
être intrigués par celle-ci qui s’ajoute aux lignes, classiques, connues du code
international de la route. Ils regrettent que les seules informations dont ils
disposent émanent de la radio.
Une confusion générale à trois jours de l’application d’une loi qui réglemente
cette nouvelle trouvaille. “Sincèrement, je ne sais pas à quoi servira cette
ligne, il faut dire qu’il n’y a eu aucune campagne d’information, ils nous ont
mis devant le fait accompli. Mais je crois que c’est une ligne réservée au corps
diplomatique ou aux délégations officielles comme à l’époque de la ligne verte”,
a déclaré Abdelghani, un agent de police de la circulation.
Son collègue a dû faire appel à la presse pour nous expliquer l’utilité de cette
ligne. “C’est écrit dans le journal, elle est destinée au covoiturage”.
Interrogés à ce sujet, bon nombre de citoyens se montrent pour le moins confus,
ne sachant quelle est l’usage exact de ladite voie.
Quant aux spéculations qui vont bon train, elles avancent des hypothèses que
suggère la plaque de signalisation aussi énigmatique : il s'agirait, selon les
plus clairvoyants, d'encourager la non-utilisation du véhicule pour limiter les
gaz d'échappement et réduire le taux de pollution, d’autres évoqueront
l’interdiction de circuler aux anciennes voitures pour la fluidité du trafic
routier.
Selon la plaque, s'il y a plus de deux personnes dans un véhicule, il est
autorisé à rouler sur la ligne bleue. S'il y a une seule personne, il ne peut
rouler que sur la voie du milieu ou de droite. Un conducteur de taxi de la
capitale affiche une mine déconcertée et nous fait part de sa surprise. L’on
retrouve la même incapacité à préciser l’utilité de la voie chez beaucoup de
conducteurs.
Pourtant, la fameuse ligne n’est pas la trace d’un “schtroumpf bleu écrasé sur
la voie rapide”, comme suggéré par un usager. Le mystère fut dévoilé depuis
quelques jours mais les automobilistes ne comprennent pas la notion de
covoiturage. “Cet espace est réservé aux véhicules prioritaires, les véhicules
de transport en commun de moins de 10 ans, les taxis, les véhicules particuliers
utilisés pour le covoiturage, circulant avec au moins trois personnes à bord
sont également autorisés à circuler sur cette voie”, a expliqué de son côté M.
Lazouni.

En vertu de l'arrêté du wali d'Alger, il est strictement interdit à tout
conducteur de s'arrêter, de stationner ou de réduire sa vitesse de manière
anormale sur cette voie. Comme il est tenu de quitter la voie réservée lorsque
son véhicule circule à une vitesse réduite susceptible de diminuer la fluidité
du trafic. “Cette ligne a été conçue pour une meilleure fluidité et une rapidité
du trafic, une économie du temps et du carburant ainsi que l'utilisation
optimale des infrastructures routières”, est-il indiqué.
Quant au respect de l’application de cette loi, M. Lazouni a exprimé des doutes.
“Nos autoroutes ont été conçues pour 20 000 véhicules et on est arrivé à 60 000
voitures, on devait trouver une solution. Il fallait commencer d’abord par des
campagnes d’information et expliquer la notion de covoiturage. C’est normal que
les citoyens n’arrivent pas à comprendre cette notion, ils se sont retrouvés
avec une ligne bleue du jour au lendemain”, a-t-il dit.
Rappelant que la voie de l'extrême droite, limitée par une ligne jaune, est
réservée aux secours, donc interdite à la circulation et la voie à l’extrême
gauche pour le covoiturage, il reste donc que la voie du milieu pour circuler
sur les voie rapides !
Covoiturage, une notion incompréhensible pour les Algériens
Créé par des étudiants post-soixante-huitards soucieux de voyager à moindre
frais, le covoiturage est devenu une nouvelle forme de transport dans plusieurs
pays occidentaux, où il existe réellement des autoroutes à six voies et la
vitesse minimale est de 100 km/h. Si ce procédé a été réalisé avec succès sous
d’autres cieux, notamment aux États-Unis, au Canada ou encore en Allemagne, il
n'est pas évident qu'il en soit de même dans notre pays qui ne compte que des
routes départementales et à grande circulation, avec seulement trois voies sur
certains tronçons, à défaut d'autoroutes.
Déjà que la bande jaune complique la circulation et rend l'autoroute plus
étroite pour des usagers indisciplinés, qui ne respectent pas le code de la
route et manquent de civisme. Demander à un automobiliste de ne pas utiliser son
véhicule, ou de le partager avec d’autres personnes, c’est demander quelque
chose de pratiquement irréalisable dans un pays où le terrorisme n’a pas encore
été vaincu où la criminalité prend de l’ampleur. Encore faudrait-il inscrire
cette habitude dans le quotidien des usagers de la route.
Plusieurs personnes interrogées n’ont aucune notion du covoiturage, un procédé
qui consiste à partager son véhicule avec d’autres personnes, afin de limiter le
nombre de voitures en circulation et donc désengorger les routes et par
conséquent créer plus de fluidité ainsi que l’amélioration de la qualité de
l’air et une économie de temps et de carburant. Nesrine, une jeune automobiliste
est catégorique : “Je ne partagerai jamais mon véhicule avec des inconnus, même
si ce sont des collègues de travail ou encore une personne du quartier. On ne
connaîtra jamais assez bien son voisin ou encore son collègue...” Un avis
partagé par des agents de police qui ne voient pas en cette initiative une
solution aux problèmes de mauvaise circulation sur nos routes.
Effectivement, avec le rétrécissement de la chaussée qui ne laisse plus au
conducteur “solitaire” une autre alternative, sinon circuler sur l’unique voie
du milieu, ne risquerait-il pas, au contraire d’encombrer celle-ci ? “Si j’ai
acheté un véhicule, c’est pour être libre de me déplacer, je refuse de dépendre
des gens. Je ne suis pas un taxi clandestin. Même s’il faut rouler sur la voie
du milieu à une vitesse de 40km/h”, s’offusque un conducteur.
Pour la plupart des automobilistes, le covoiturage ne résoudra pas le problème
de l’encombrement. “Il vaut mieux développer le transport public, et
décentraliser la capitale, au lieu d’importer des idées d’ailleurs qui ne
collent pas à la société algérienne. S’il existe un transport bien organisé et
rapide à l’image des métros, ou encore des bus toutes les cinq minutes, personne
ne va utiliser son véhicule”, propose un chauffeur de taxi.
Un autre nous parlera du code pair et impair appliqué dans certain pays. “Il
suffit d’autoriser des véhicules immatriculés avec des chiffres pairs de
circuler certains jours de la semaine et les autres voitures les jours qui
restent”, propose un ressortissant jordanien rencontré à Alger. Autant de
propositions pour expliquer que cette nouvelle ligne bleue ne fera que
compliquer les choses, car il faut d’abord trouver des solutions pour les
dépassements et le respect du code Rousseau. Abdelghani, un officier de police
estime qu’une “éducation de la route” est indispensable, ajoutant que “nous
résoudrons nos problèmes, lorsque cesseront les recours aux interventions pour
échapper aux amendes”.
En attendant une nouvelle innovation, les Algériens se contenteront d’une voie
rapide très colorée à l’image des grandes idées des initiateurs de la ligne
bleue, qui n’est même pas fluorescente, donc invisible la nuit.

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Enquête |
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