Les
gérants des auto-écoles réfutent l’idée selon laquelle
ils sont responsables de ce qui se passe sur nos routes.
Pour eux, «il est urgent d’identifier les différentes
causes à l’origine des accidents de la circulation, de
situer en même temps les responsabilités de chaque
partie concernée et de formuler des propositions et des
recommandations devant être mises en œuvre dans le cadre
de la prévention».
La montée au créneau des gérants d’autoécoles a été appuyée par une correspondance adressée au ministre des Transports en date du 11 décembre 2008 indiquant que «des difficultés sont rencontrées dans l’exercice de notre profession, qui influent considérablement sur la formation d’un apprenant à la conduite automobile».
Aujourd’hui nous sommes trop montrés du doigt relativement à ce qui se passe sur nos routes. Pour cela, nous réclamons une audience afin de mieux exprimer nos préoccupations », lit-on dans le document, dont le Soir d’Algérie a obtenu une copie.
La correspondance transmise à M. Amar Tou fait suite à la rencontre nationale des directeurs des établissements de formation à la conduite automobile (auto-école) qui s’est tenue le 4 décembre 2008 à la maison du peuple Abdelhak-Benhamouda en présence du secrétaire général de l’UGTA, M. Abdelmadjid Sidi-Saïd et de M. Messaoud Nacer, représentant personnel du premier responsable du département des transports et du SG de la Fédération des transports M. Hamichi.
Lors de cette rencontre, «la première du genre», la cinquantaine de gérants d’autoécoles ont passé en revue la situation qui prévaut dans leur secteur, comme ils ont évoqué le phénomène des accidents de la circulation, d’où «l’urgence d’une prise en charge cohérente de ce problème et mettre en place un programme national impliquant tous les intervenants à tous les niveaux». Pour eux, «la faute n’incombe pas aux autoécoles ».
Les
rédacteurs de la lettre considèrent que «l’étape des
manœuvres entrant dans le cadre de l’épreuve de
circulation toutes catégories confondues constitue un
handicap pour l’élève».
La cause ? «Il faut un minimum de douze et treize (12 et 13) leçons avec la 1re vitesse et la marche arrière sur une distance de 16 mètres, alors que l’élève doit apprendre et faire ses leçons en étant confronté à des situations réelles de conduite en pleine circulation routière sur toutes les étapes».
On ajoute que «ce genre de formation devra répondre aux aspirations de tout le monde», tout en insistant sur l’importance de «revoir et unifier la méthode d’examination dans les 48 wilayas». Selon les gérants d’auto-écoles, «la méthode actuelle d’examination ne se fait jamais sur la même base à travers le territoire national».
«Quand bien même elle
diffère d’un centre d’examen à un autre, nous souhaitons
que cette méthode soit revue par une commission mixte,
comme cela a été fait pour la formation à la conduite
automobile».
Sur un autre plan, il a été demandé la révision du délai d’ajournement à une semaine pour les candidats non reçus. Plus explicites, les rédacteurs du document estiment «qu’un directeur d’auto-école ne peut présenter un élève à l’examen qu’une fois celui-ci formé dans cette épreuve».
A cet effet, ils considèrent que «dans le cas où le candidat échoue, pour une raison ou une autre, ce dernier ne nécessitera pas un ajournement d’un mois du fait qu’il est déjà formé». «Donc, une semaine lui suffira pour le corriger et le représenter à l’examen.
Par contre, nous sommes tout à fait d’accord pour l’intervalle d’un mois entre l’examen théorique et pratique, quand il s’agit d’un candidat reçu. Ceci donnera suffisamment de temps à son formateur de lui enseigner ce qu’il faut pour pouvoir le présenter à l’épreuve pratique», est-il expliqué.
Poussant
plus loin leur argumentaire quant à la «nonresponsabilité
des gérants des auto-écoles» dans les accidents de la
circulation, les rédacteurs du document ont plaidé
auprès des autorités concernées la nécessité de «revoir
la méthode de formation des moniteurs d’autoécoles ».
A ce titre, on considère que «si tout le monde parle aujourd’hui de la mauvaise formation des conducteurs, qu’en est-il alors de la formation assurée aux moniteurs par le biais du CNEPD ?» «Nous savons tous que la formation d’un élève à la conduite automobile est plus longue que celle d’un moniteur d’aujourd’hui.
Il est plus simple et plus court d’avoir un CAPP que d’avoir un permis de conduire». La solution alors ? «Il faut revoir la formation des moniteurs», suggère-t-on.
Les animateurs du Syndicat national des autoécoles ont, quant à eux, demandé à ce que le «quota des véhicules dotés de moniteurs soit de 15 candidats pour chacun d’eux». «Tous les moniteurs recrutés dans une école assurant le même travail, font le même travail, bénéficient d’une même fiche de paie et exerçent toute la journée, chacun avec son véhicule».
La question soulevée à ce propos est pourquoi «le quota actuel est de 15 candidats pour le directeur, 10 pour le 1er moniteur et 5 pour le second ?»
Par
ailleurs, les gérants d’auto-écoles revendiquent
«l’augmentation du nombre de dossiers dans la case».
Plus explicite, le SG du Syndicat des auto-écoles, M.
Rachid Hadj-Driss, indique «qu’un directeur d’auto-école
recrute des élèves qui terminent, entre-temps, leurs
formations théoriques, mais ne peuvent se présenter à
l’examen du fait que sa case est limitée par
l’administrateur».
«Ce chef d’établissement n’arrive pas aussi à programmer d’autres candidats qui sont prêts dans les autres épreuves, parce qu’il est conditionné par l’ajournement d’un mois.
Pour cela, nous demandons que la case des dossiers qui se trouvent au niveau de la direction des transports de la wilaya soit augmentée, et ce, pour plusieurs raisons», souligne-t-on. Parmi les autres revendications contenues dans la plate-forme transmise au ministère de tutelle, on peut citer «la nécessité de réduire l’âge pour les catégories C, D et E». Pour le syndicat, «le problème des accidents ne réside pas au niveau de l’âge».
«Bien au contraire, les réflexes d’un chauffeur qui a eu son permis C, D ou E à l’âge de 20 ou 21 ans sont plus rapides que celui qui l’a obtenu à 25 ans ou plus. L’aptitude du conducteur dépend de l’expérience et de la culture de la conduite».
Il est demandé aussi,
«l’annulation de l’autorisation paternelle pour les
candidats dont l’âge atteint les 18 ans. «Un jeune de
cet âge s’inscrit tout seul sur la liste électorale et
vote au même titre que les autres personnes», alors que
sur un autre plan, les gérants d’autoécoles revendiquent
«l’instauration d’un cahier des charges».
«Notre profession est noble, mais elle est dépourvue de règles alors qu’elle doit être régie par un cahier des charges qui définit les règles de son exercice. Un projet de cahier des charges a été élaboré, sans consultation des professionnels que nous sommes, et à ce jour, nous n’en avons pas connaissance », indique-t-on.
![]()
Accueil - Signalisations - Intersections - 52 Questions - La loi 04-16 - Retrait de permis - Statistique - Mécanique - Test - Permis international - Téléchargement - Cyber carte - Photos drôles - Liens utiles - Grandes institution - Presse Radio Tv Météo - Publicité - Détente - Nos Produits - Forum - Contactez-nous - A propos - Nos prestations - Nos horaires - Nos véhicules - Nos locaux - Profil - Services - Historique - FAQ