Plus de 21 000 chauffards flashés pour excès de vitesse
Le patron du groupement de la Gendarmerie nationale d’Alger, le colonel Mustapha Tayebi,a mis également l’accent sur les 41 réseaux de malfaiteurs démantelés en six mois dans la capitale.
Les
Algériens roulent vite. Trop vite à en croire les
statistiques du groupement de la Gendarmerie nationale
d’Alger qui a révélé, hier, lors des journées portes
ouvertes qui se tiennent du 18 au 20 juin à Maqam
Echahid, que près de 18 000 véhicules ont été “flashés”
par les radars fixes et mobiles (Laser et Doppler)
durant la période allant de janvier à fin mai 2008. Pis,
les gendarmes ont eu à vérifier cet excès de vitesse à
travers une opération pilote, à savoir le respect des
plaques de signalisation et de limitation de vitesse sur
les autoroutes d’Alger, où la vitesse est limitée à 80
km/heure.
En
effet, plus de 3 000 véhicules ont été enregistrés, en
24 heures, sur les deux systèmes de radar et roulaient à
plus de la vitesse tolérée. “La plupart des
automobilistes sont des transitaires. La démarche
prendra du temps, mais ils seront tous convoqués et
verbalisés”, nous explique un officier chargé de ce
système d’exploitation de données. Les différents
escadrons routiers déployés aux quatre coins de la
capitale ont ainsi verbalisé 10 174 automobilistes, mis
en fourrière 1 013 véhicules et enregistré 2 805
infractions au code de la route (excès de vitesse entre
80 et 120 km/heure). “Il y avait même un automobiliste
qui roulait à 182 km/h !”, nous avouera encore cet
officier. Durant la même période, 11 097 délits ont été
enregistrés sur les routes d’Alger, avec 5 329
infractions constatées, 25 291 amendes forfaitaires et 3
574 affaires relevant du pénal. Selon la banque de
données du groupement d’Alger, les mêmes contrôles ont
abouti à l’identification de 6 145 véhicules, dont 667
voitures ont été mises en fourrière, sans compter 6 704
retraits de permis de conduire, dont 6 123 retraits
ordinaires et 541 cas gravissimes soumis à l’autorité du
wali d’Alger pour trancher.
Le
renforcement des radars, près de 30 radars Laser et
Doppler installés entre Zéralda et Boudouaou, ainsi que
la mise en service à titre expérimental du système de
géolocalisation (GPS) dans la capitale pour une
meilleure gestion des patrouilles des gendarmes, ont
ainsi permis au groupement d’Alger de mieux verrouiller
les deux autoroutes de la capitale, d’une part, et de
réduire les accidents de circulation durant cette
période, d’autre part. Sur un autre plan, 41 réseaux de
malfaiteurs, dont 21 sont spécialisés dans divers vols,
3 dans la drogue, 12 dans les agressions contre les
personnes et les atteintes contre les biens, 5 dans le
faux et usage de faux, ont été démantelés durant ces six
mois.
Bilan : 136 personnes arrêtées, dont 80 placées sous mandat de dépôt. La drogue occupe également une préoccupation majeure du groupement avec 123 affaires traitées et 148 personnes arrêtées. Mais ce n’est pas fini ! Le groupement a eu aussi à traiter 4 affaires relatives à la fausse monnaie, avec 2 339 faux billets de 1 000 dinars algériens saisis et six personnes du même réseau arrêtées.
Sur
un autre volet, les gendarmes ont traité 137 affaires
liées à l’immigration clandestine. 162 étrangers ont été
arrêtés, dont 63 femmes, et 16 parmi eux ont été
expulsés du territoire national. Quant aux infractions
commerciales et économiques, les gendarmes ont
enregistrés 1 911 cas sans registre du commerce, 562
infractions sur les commerçants qui ne détiennent aucune
facture de la marchandise, 539 cas liés au non-affichage
des prix et plus de 1 000 autres infractions liées au
non-respect du code du commerce.
La délinquance, même si elle a sensiblement baissé en 2008, occupe un chapitre important. Au cours de 20 opérations coup de poing, près de 20 000 personnes ont été contrôlées et identifiées, dont 1 288 arrêtées et 411 autres personnes placées sous mandat de dépôt.
Cela
va sans dire que le groupement d’Alger a récemment
déployé plus de 1 000 hommes, 800 véhicules de
patrouille, 70 motocycles, 80 véhicules d’armes, 3
hélicoptères et 15 brigades cynotechniques, dans le
cadre du Plan Delphine entrée en vigueur depuis le 1er
juin dernier, et ce, pour sécuriser les lieux de
plaisance, les routes ainsi que 25 plages, sur les 47
autorisées à la baignade dans la capitale. Il faut noter
que durant ces journées portes ouvertes, un encadrement
du groupement, appuyé par le commandement de la
Gendarmerie nationale (CGN), aura la tâche de vulgariser
toute l’activité de ce corps d’arme, notamment son champ
d’intervention, son processus de modernisation, ses
moyens de communication ainsi que les modalités de
recrutement des prochaines promotions.
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